Sources scientifiques de l’éducation positive

L’objectif de cette page?

C’est donner accès à l’information scientifique. Ceux sont des faits, des observations, des rapports, des corrélations. Tous les travaux cités ci-dessous sont des travaux scientifiques peer-reviewed, reconnus par la communauté scientifiques et disponibles sur pubmed, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/ National Library of Medecine, qui contient plus de 33 millions de références dans les domaines bio-médicales et sciences de la vie.

Définition :

Éducation en renforcement positif : travail d’apprentissage effectué dans le respect de l’intégrité physique et moral du chien. Aucune contrainte physique ou verbales ne sont utilisées (aucune violence). Cette méthode est notamment basée sur la communication, les récompenses vocales, indications, redirection ou ignorance (punition négatives).

Éducation en méthode aversive, renforcement négatif : Ce sont toutes les méthodes qui impliquent la violence verbale et physique, la punition positive et qui ne respectent pas l’intégrité physique et moral du chien.

Bibliographie:

Franklin D. McMillan, Deborah L. Duffy, Stephen L. Zawistowski & James A. Serpell (2015) Behavioral and Psychological Characteristics of Canine Victims of Abuse, Journal of Applied Animal Welfare Science, 18:1, 92-111, DOI: 10.1080/10888705.2014.962230

Cette étude porte sur le comportement des chiens victimes de maltraitances domestiques. Les résultats de cette étude montre que la violence envers les chiens augmente le risque d’agression et de peur envers les étrangers (chiens et humains), augmente l’excitabilité, l’hyperactivité, le sur-attachement (cité comme tel dans l’étude), les comportements d’attention, les aboiements persistants, et divers comportements répétitifs (toc).

Dans cet article, les maltraitances reportées (issues de questionnaires sur des chiens retirés à leur propriétaire) conduisant à ces types de comportements sont diverses :

-Attaché à une chaîne.

– Chien dans une famille pratiquant la maltraitance physique et verbale, chien enfermé dans une cage la plupart du temps.

-Maltraitance physique et blessure causées par l’humain

-Absence d’eau, de nourriture,

et autres maltraitances physiques ayant conduit à des os cassés, chien violenté avec des gamelles, des balais, encouragé à être agressif par agression physique et verbal, violenté avec des bâtons (petits ou grand) par des adultes, des enfants, violenté en raison de défécation à l’ intérieur (exemple spécifié dans l’article). Ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres. La liste des maltraitances dans cet article est longue. Et pourtant, certaines sont communes de nos jours.

Anne Carter, Donal McNally , Amanda Roshier, Canine collars: an investigation of collar type and the forces applied to a simulated neck model Vet Rec. 2020 Oct 3;187(7):e52

Cet article est une étude effectuée sur les dommages liés au port du collier lorsque le chien tire sur la laisse. Du collier étrangleur au simple collier, le résultat est que, peu importe le type de collier, aucun n’exerce une pression suffisamment faible pour ne pas blesser le chien. Cette étude se situe, pour rappel, dans le cadre d’un chien qui tire sur la laisse.

China L, Mills DS and Cooper JJ (2020) Efficacy of Dog Training With and Without Remote Electronic Collars vs. a Focus on Positive Reinforcement. Front. Vet. Sci. 7:508.

Cette étude porte sur la différence d’efficacité entre éducation avec collier électrique et éducation en renforcement positif. Il en résulte que l’éducation en renforcement positif est plus efficace. Cet étude démontre aussi que le collier électrique est inefficace, et que les indications pour lesquelles il est recommandé sont infondées.

Emily J Blackwell, Christine Bolster, Gemma Richards, Bethany A Loftus and Rachel A Casey, The use of electronic collars for training domestic dogs: estimated prevalence, reasons and risk factors for use, and owner perceived success ascompared to other training methods, BMC Veterinary Research 2012, 8:93

Cet article parle de la perception de succès dans l’éducation par les propriétaires de chiens, et la plupart rapportent de meilleurs résultats avec une éducation en renforcement positif qu’avec un entraînement au collier électrique.

Cooper JJ, Cracknell N, Hardiman J, Wright H, Mills D (2014) The Welfare Consequences and Efficacy of Training Pet Dogs with Remote Electronic Training Collars in Comparison to Reward Based Training. PLoS ONE 9(9): e102722.

Cet étude montre que, sur 3 groupes différents, l’utilisation du collier électrique n’est pas plus efficace et de plus, peut provoquer du stress et représenter un danger pour le bien être des chiens à long terme. Les colliers électriques étant présentés dans le commerce comme un outil efficace n’est donc pas supporté par les données scientifiques.

Shuichi Chiba, Tadahiro Numakawa, Midori Ninomiya, Misty C Richards, Chisato Wakabayashi, Hiroshi Kunugi, Chronic restraint stress causes anxiety- and depression-like behaviors, downregulates glucocorticoid receptor expression, and attenuates glutamate release induced by brain-derived neurotrophic factor in the prefrontal cortex , Prog Neuropsychopharmacol Biol Psychiatry. 2012 Oct 1;39(1):112-9.

Cet article parle de façon générale du problème et du stress que pose la restriction d’espace chez les animaux et de l’impact que cette restriction va avoir sur le fonctionnement cérébral et la régulation des glucocorticoïdes (cortisol).

Vieira de Castro AC, Fuchs D, Morello GM, Pastur S, de Sousa L, Olsson IAS (2020) Does training method matter? Evidence for the negative impact of aversive-based methods on companion dog welfare. PLoS ONE 15(12): e0225023

Cet article montre que les méthodes d’éducations en méthode punitives (tout comportement indésirable produit par le chien induit un stimulus désagréable de la part de l’humain: coup de laisse accompagné du port d’un collier étrangleur ou torcatus,choc provoqué par collier électrique, gifler le chien, crier sur le chien et menacer le chien) et renforcement négatif ( stimulus déplaisant appliqué jusqu’à ce que le chien fasse le comportement désiré, tirer sur le collier, tirer le collier vers le bas, relâcher la pression seulement si le chien s’exécute, secouer le chien par le collier jusqu’à ce qu’il s’exécute), compromettent la santé et le bien être du chien.

Ana Catarina Vieira de Castro, Jennifer Barrett , Liliana de Sousa , I. Anna S. Olsson,Carrots versus sticks: The relationship between training methods and dog-owner attachment, Applied Animal Behaviour Science 219 (2019) 104831

Cette étude montre le comportement du chien et l’attachement qu’il porte à ses humains au travers des comportements de jeu selon la méthode d’éducation: aversive contre renforcement positif. Les résultats montrent que les chiens jouent plus et suivent plus leur propriétaire qu’un étranger lorsqu’ils sont entraînés avec des méthodes en renforcement positif (agréable).

Nathaniel J. Hall, David W.S. Smith and Clive D.L Wynne , Pavlovian conditionning enhances resistance to disruption of dogs performing an odor discrimination, Journal of the experimental analysis of behavior , 2015, 9999, 1–14, 9999 (october)

Dans cette étude, il est démontré qu’en utilisant un renforcement positif de type pavlovien, les chiens sont plus performants dans leur travail de discrimination d’odeur car ils sont moins sensibles aux perturbations liées à l’environnement.

Abdel Fattah AF, Abdel-Hamid SE. Influence of gender, neuter status, and training method on police dog narcotics olfaction performance, behavior, and welfare. J Adv Vet Anim Res 2020; 7(4):655–662.

Cet article montre que les méthodes d’entraînement par la récompense sont associées à de meilleurs comportements des chiens de travail, une meilleure attention, un meilleur contrôle sur le chien, une amélioration des capacités d’apprentissage, moins de comportement problématique et un meilleur bien être.

Riemer, S.; Heritier, C.; Windschnurer, I.; Pratsch, L.; Arhant, C.; Affenzeller, N. A Review on Mitigating Fear and Aggression in Dogs and Cats in a Veterinary Setting. Animals 2021, 11, 158. https://doi.org/10.3390/ani11010158

Cette revue porte sur les améliorations pouvant être proposées dans les cabinets vétérinaires pour améliorer le bien être des patients et diminuer le risque d’agression envers les professionnels de santé vétérinaire. Il est notamment suggéré que les cabinets soient équipés de récompenses hautes valeurs comme des friandises très appétentes ou encore des jouets. Cet article pointe aussi la nécessité de distraire l’animal pendant les soins afin de minimiser la perception de la douleur. Cet article recommande donc l’utilisation de méthodes en renforcement positif (basée sur la récompense) afin que les animaux acceptent mieux les soins vétérinaires ainsi qu’un aménagement du cabinet pour améliorer le bien être des patients et de l’équipe vétérinaires.

Csoltova E and Mehinagic E (2020) Where Do We Stand in theDomestic Dog (Canis familiaris)Positive-Emotion Assessment: A State-of-the-Art Review and Future Directions. Front. Psychol. 11:2131.doi: 10.3389/ fpsyg.2020.02131

Cet article est une proposition pour considérer non pas les états de stress du chien dans certaines situations, mais plutôt évaluer l’impact positif chez le chien. Comment s’occuper finalement de son bonheur et non seulement des besoins de base. On parle alors de plaisir, mais aussi de joie et bonheur sur le long terme, comment évaluer les réponses de joie des chiens et par quels moyens (non invasifs).

Casey, R.A., Naj-Oleari, M., Campbell, S. et al. Dogs are more pessimistic if their owners use two or more aversive training methods. Sci Rep 11, 19023 (2021). https://doi.org/10.1038/s41598-021-97743-0

Cet article présente l’impact de l’utilisation de méthodes aversives entraînant un biais cognitif chez le chien, notamment ce que l’on pourrait appeler le pessimisme. Le chien a alors un comportement moins exploratoire durant les phases de test, attestant que l’utilisation de ces méthodes le rend moins confiant dans l’issue des évènements. A partir de deux pratiques aversives récurrentes (renforcement négatif/punition positive), le chien présente une tendance à ce type de comportement.

Meghan E. Herron, Frances S. Shofer, Ilana R. Reisner,
Survey of the use and outcome of confrontational and non-confrontational training methods in client-owned dogs showing undesired behaviors,
Applied Animal Behaviour Science, Volume 117, Issues 1–2, 2009, Pages 47-54

Cet article présente les risques liés à l’utilisation de méthodes coercitives concernant l’agressivité chez le chien. Dans cette étude, parmi les méthodes qui ont le plus de risques de donner des comportements d’agression chez le chien, deux ressortent principalement :

_crier ‘non’ sut le chien

_le plaquer dos à terre (‘alpha roll’ dite position de soumission).

Cet article présente donc les risques d’agression chez le chien lié aux méthodes éducatives basées sur la contrainte (tirer sur le collier, la laisse, pincer le museau, les oreilles, etc..).

Alicia Phillips Buttner, Rosemary Strasser, Extreme life histories are associated with altered social behavior and cortisol levels in shelter dogs, Applied Animal Behaviour Science,2022,105693,ISSN 0168-1591,https://doi.org/10.1016/j.applanim.2022.105693.

Le résume explique que le vécu extrême des chiens d’élevage en mode industriel (dixit gros élevage avec peu de contact humain, manque d’eau de nourriture, densité de population trop élevée etc) a un impact important biologiquement parlant et nécessite une prise en charge particulière lorsqu’ils sont accueilli dans les refuges. Les chiens sont abandonnés pour des soucis de comportement, souvent du à une privation extrême de contact de qualité ou d’interaction avec l’environnement lors de la période critique de développement,que les adoptants n’arrivent pas à gérer. Ce type de passé concernant ces chiens a plus d’impact sur leur état physiologique que le fait de vivre en refuge (comparé aux chiens de refuge avec un historique moins dramatique). Cet article souligne donc l’importance de la prise en charge du passé des individus afin d’adapter le travail en refuge pour une intégration réussie au sein d’un nouveau foyer, et notamment concernant des individus présentant un comportement lié à de la privation sensoriel (haut taux de cortisol salivaire et comportement de peur dans un contexte social nouveau).

Cette page sera complétée au fil du temps et selon le temps que je peux y consacrer.